, quelques mots

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      Voici un cap bien marqué surmonté d'un impressionnant rocher percé d'anneaux d'escalade pour qui veut prendre un raccourcis à la confortable petite route qui mène, presque, au sémaphore. Car là, déception : après une grimpette bien pentue sur la fin, on se retrouve face à un portail clos, au milieu de l'allée, sans préavis! PROPRIETE DE LA MARINE NATIONALE, ACCES INTERDIT.
      Les promeneurs se dévisagent sous la chaleur, grognent de déception, mais quand l'armée interdit, ça ne se négocie pas. Dommage, parce qu'on n'y voit rien. Avec un peu d'efforts, il aurait été possible d'aménager une petite plate forme d'observation à ce niveau, en sacrifiant quelques arbustes brouillons qui gachent bêtement la magnifique vue sur la baie d'Agay (photos dans le chapitre suivant). On se consolera en la rattrapant plus bas à plusieurs endroits et notamment au niveau de l'antenne de communication qui offre une vue à quelque chose comme 120° d'amplitude. Ouf!

      De toutes façons, le Dramont ne se résume pas à son sommet et l'on ne s'en aperçoit pas forcément tout de suite. Son coutour, sur des hauteurs différentes est magnifique de points de vue sans cesse renouvelés, de couleurs, de calanques, de sauvagerie tranquille. Il faut donc y aller, et y retourner, encore et encore, éventuellement avec un maillot de bain (ou sans!), un masque et un tuba. Flanner, rêver : ici, personne n'est pressé.

     On retrouve partout l'île d'or qui prend sa vraie place dans l'alignement d'avancées rocheuses ou l'ouverture laissée par un bosquet de pins.